Un trou d’air prévisible et inévitable pour les Gothiques ?

Après une période de très haut niveau, parvenant même à s’imposer contre Rouen et Grenoble, les Gothiques ont connu un trou d’air, concédant même cinq revers de rang. La question se pose alors, cette série négative était-elle prévisible ?

Le trou d’air Amiénois a, pour le moment, coûté la troisième place. Défaits six fois sur les sept dernières rencontres, les Gothiques ont vu Angers leur passer devant. Cette situation pouvait-elle se prévoir ? « Je ne sais pas, parce qu’on jouait super bien et tout se passait bien, répond Jérémie Romand. Je pense que sur un ou deux matches on pouvait parler de fatigue, mais pas sur toute la série. Là, ce n’est pas une question de fatigue, c’est juste qu’offensivement ça va un peu moins fort et on prend un peu plus de buts. Le mélange des deux fait qu’on perd mais dire que c’était prévisible, je ne pense pas. »

Pourtant, après une telle série positive, avec notamment des brillants succès contre les leaders Rouen et Grenoble, la succession de résultats moins bons semblait logique. « On savait qu’on n’allait pas finir la saison sans perdre un match et remonter sur Grenoble, tempère toutefois l’attaquant Amiénois. On savait qu’on allait être dans le dur à un moment donné, là on y est. On a peut-être mal géré les premiers matches où on était un peu fatigué, et le doute s’est un peu installé derrière. Je pense que ce soir, le doute est parti, vu la bataille que l’on a livré. »

Le final four de Bercy, qui se disputera dans une semaine, pourrait-il être une explication de cette série compliquée ? « Je ne pense pas, termine Anthony Mortas. C’est même étonnant, parce qu’on n’en parle pas du tout. Avec Mario, c’est sûr que l’on n’y pense pas, ce n’est pas du tout notre objectif pour le moment. Dans le vestiaire, il n’y a pas encore d’effervescence. On est concentré sur le championnat, à bien jouer, parce qu’on avait un gros match contre Angers et maintenant il y en a un à Strasbourg. Tant qu’il y a des matches de championnat qui arrivent, on ne pense pas à la coupe de France. »

Alors qu’Amiens s’apprête à disputer une des semaines les plus importantes de sa saison, il faudra trouver des solutions pour couper cette mauvaise spirale, afin que le rêve d’aller à Bercy ne devienne pas une désillusion.

Adrien ROCHER

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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