Tommy Giroux : « Un danger de les sous-estimer »

L’attaquant canadien Tommy Giroux nous plonge dans l’état d’esprit du vestiaire à quelques heures du huitième de finale de coupe de France face à Neuilly-sur-Marne.

Tommy Giroux, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match de coupe ?

On est dans un bon état d’esprit. Mario nous a mis au courant de la patinoire dans laquelle on va jouer, on ne le savait pas forcément. On se prépare à jouer comme sur notre petite glace. Ensuite, c’est un match important. La coupe et le championnat, ce sont deux choses différentes pour nous. J’avais dit qu’on ne penserait pas à la coupe avant le match à Gap, maintenant on est dedans.

Ca change beaucoup de choses les dimensions de la patinoire ?

Oui ! Il y a moins d’espaces et moins de temps pour prendre des décisions avec le palet donc il faut être physiquement et mentalement très prêt à prendre les bonnes décisions parce qu’il y a moins de place pour travailler. Il faut mieux protéger son puck.

C’est une équipe encore inférieure sur le plan hiérarchique, mais il faut faire attention car l’étau se resserre, on l’a vu avec Rouen au tour précédent…

C’est toujours un danger de les sous-estimer. C’est une équipe qui n’a rien à perdre. Ils vont donner leur maximum et travailler fort. Ils viennent et se disent que s’ils nous battent, ils seront des héros, et s’ils perdent, ce sera normal. Ils n’ont rien à perdre et je pense quand même que c’est une bonne équipe. J’ai entendu dire que c’est une bonne équipe de D1. Ce serait un piège de les sous-estimer. Il ne faut pas tomber dedans et jouer notre match. Ensuite on verra le résultat.

Les éliminations de Rouen et Grenoble ont changé quelque chose par rapport à votre appréciation de la coupe ?

De l’extérieur, c’est certain. Tu te dis que les grosses figures sont sorties. Mais notre travail c’est de ne pas penser à ça et de prendre chaque match à la fois. Là, on sait qu’on affronte Neuilly, et il faut penser à ça. Ensuite, il y aura un autre tirage au sort, et il y a d’autres bonnes équipes qui sont encore présentes. On ne doit pas penser à ça. Pour les partisans et les médias, ça peut être très bien de se dire que le chemin est ouvert, mais nous on doit commencer par Neuilly. Ce serait une erreur de se dire que ça va le faire. Il faut les jouer comme il faut et ne pas penser que c’est gagner d’avance.

Vous n’avez pas encore le final four de février en tête ?

Personnellement, non. Je pense que c’est une erreur de penser à ça tout de suite. Le mieux à faire, c’est de penser au match de Neuilly et y aller étape par étape.

Propos recueillis par Romain PECHON

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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