Tommy Giroux : « Ne pas être intimidé et jouer notre coup à fond »

Moins de quarante-huit heures après sa défaite à Angers, Amiens accueille le leader rouennais, ce dimanche. S’il reconnaît la force de frappe des Normands, Tommy Giroux refuse d’aborder la rencontre de manière résignée. Entretien.

Avec une seule défaite depuis le début de la saison, Rouen semble un peu imprenable. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce match ? 

Je ne dirais pas qu’ils sont imprenables. Dunkerque a réussi à les battre en Coupe de France. Alors Rouen les avait très certainement pris à la légère mais Dunkerque y est allé en travaillant fort sur la glace. Je suis donc persuadé, je le dis depuis le début de saison, que l’on peut battre n’importe qui quand on joue notre hockey de le meilleure des façons. Rouen est l’équipe la plus compliquée à battre de la Ligue, c’est une certitude, il faut jouer un match presque parfait et ne leur donnait aucune opportunité facile, mais on a les moyens pour faire un bon match. Surtout, il faut arrêter de penser à l’adversaire et ne pas être intimidé par le fait qu’on joue Rouen. Il faut jouer notre coup à fond et on regardera le résultat à la fin du match.

Malgré tout, qu’est-ce qui fait leur force selon vous ?

Rouen est une équipe très très bien bâtie. Ils ont des joueurs vedettes qui font leur part du travail, des joueurs de profondeur qui ont du talent et mettent une grosse intensité et une six à sept défenseurs de très grande qualité, capables de sortir proprement le palet de la zone, bons sur la ligne bleue offensive et qui savent accompagner les attaquants. Enfin, on sait que notre gardien est notre principale force et Rouen dispose d’un gardien qui est du même niveau que Henri (ndlr : Henri-Corentin Buysse). Ils sont difficiles à battre parce qu’ils ont des trios de très grande qualité qui s’enchaînent sur la longueur d’un match. C’est une équipe complète, bâtie pour gagner un championnat, c’est aussi simple que cela. On dit toujours qu’on a une équipe sans vedette, où les joueurs travaillent tous ensemble, Rouen est construit de la même manière mais avec des vedettes en plus.

A partir de là, comment faire pour vaincre une telle équipe ? 

Si on ne travaille pas plus fort que Rouen, on ne gagnera pas le match. Il faut être plus acharné qu’eux, il faut les frustrer de jouer contre nous, absolument rien leur donner. On a réussi à les battre à deux reprises en play-offs l’an dernier. On a réussi à les tenir et même à les battre sur les matches 1 et 3 de la série parce qu’on était plus énergique qu’eux. Sur une série, c’est difficile de maintenir la même intensité mais sur un match on doit tout donner, mettre toute l’énergie à notre disposition.

En avez-vous encore sous le pied après ce déplacement à Angers, tout en sachant que ce match contre Rouen sera aussi le dernier d’une série de quatre matches en sept jours ? 

Il va bien falloir la trouver (rires). On a la chance de jouer devant nos partisans, il n’y a plus aucune place de libre, l’adrénaline doit nous aider à trouver l’énergie supplémentaire pour remporter ce genre de match.

D’autant que, malgré votre bonne série, il vous manque peut-être encore cette victoire référence contre l’un des deux gros morceaux du championnat… 

Jusqu’ici, on a réussi à battre toutes les équipes du championnat, à l’exception de Rouen et Grenoble. Surtout, Rouen n’a perdu qu’un seul match contre Grenoble, une équipe que l’on a amené en prolongation chez nous et contre laquelle on a perdu que d’un seul but en déplacement. Pour notre confiance, ce serait une excellence chose de battre Rouen, c’est une certitude. Maintenant, l’an dernier, on ne les avait pas battu une seule fois en saison régulière. Finalement, on a été la seule équipe à les battre deux fois sur une série de play-offs. C’est donc un match comme un autre, qu’il faut aborder sans pression et avec l’envie de tout donner pour être fier de nous.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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