Strasbourg-Amiens : Les tops et flops

Comme après chaque rencontre cette saison, le 6 Amiénois vous livre ses tops et flops. Voici cette première itération, pour la victoire en prolongations des Gothiques à Strasbourg.

On a aimé :

Une surprenante équipe de Strasbourg

Cette première journée a une nouvelle fois démontré que la vérité des matches de préparation n’est jamais à prendre en compte. Plutôt apathiques au Coliseum dimanche, les Strasbourgeois ont cette fois poussé Amiens dans ses derniers retranchements, ne craquant qu’en prolongation. La faute à un Loïc Chabert très inspiré offensivement, et à un Tomas Hiadlovsky impressionnant dans les buts. Alors que l’on s’attendait à une victoire tranquille pour Amiens, les Alsaciens ont vendu chèrement leur peau et ont démontré qu’ils ne revenaient pas en Ligue Magnus pour vivre la même saison que la saison dernière. Face à un des gros calibres du championnat, le message est plutôt bien passé.

L’infériorité numérique d’Amiens

Pénalisés neuf fois pour dix-huit minutes dans ce match, dont deux fois dans les ultimes minutes du temps réglementaire, les Gothiques ne se sont pas facilités la tâche. Cependant, le jeu d »infériorité, qui était déjà une force la saison dernière, semble être une fois de plus un secteur de satisfaction. Le véritable test se fera mardi face à l’armada offensive Rouennaise, mais les nouvelles additions dans ce secteur semblent avoir été choisies judicieusement.

Joey West

Le Canadien, bien que peu connu pour ses capacités de pointeur, reste l’un des joueurs les plus important de l’effectif. Travailleur, efficace aux engagements (avec plus de 50% de ses mises aux jeux remportés en moyenne), ce n’est pas un hasard si Mario Richer et Anthony Mortas l’ont nommé assistant capitaine. Acteur majeur d’une infériorité solide, il donne la victoire à cinq minutes de la fin des prolongations. Le numéro 68 glisse la rondelle entre les jambières de Hiadlovsky d’un superbe geste d’attaquant, et offre un deuxième point à son équipe.

On a moins aimé :

Le manque d’intensité dû aux nouvelles règles

Comme nous vous le présentions ici, cette nouvelle saison de Ligue Magnus apporte son lot de nouveauté. Exit Saxoprint, c’est maintenant Synerglace qui sponsorise la compétition. Mais ce sont aussi de nouvelles règles qui ont vu le jour, et Mario Richer ne les porte pas dans son cœur. Et au vu du match d’hier, on le comprend. Soixante-quatorze minutes de pénalité ont été distribuées, certaines plus compréhensibles que d’autres. Le résultat : un match haché, des joueurs sur la réserve et un manque d’intensité et d’agressivité flagrant. Aux arbitres de ne pas faire d’excès de zèle, car s’il faut bien évidemment protéger les acteurs du jeu, cela ne doit pas être au détriment de ce dernier.

Le jeu en supériorité numérique

Si ce secteur de jeu semblait être efficace lors des matchs de préparation, cela ne fut pas le cas face à Strasbourg. La faute à un Hiadlovsky des grands soirs, certes, mais pas que. Peu de lancers dangereux, un palet qui circule bien mais sans véritable occasion franche, c’est un secteur qu’il faudra améliorer. D’autant qu’on le sait, les unités spéciales peuvent faire la différence entre victoire et défaite, notamment contre les grosses cylindrées telles que Grenoble et Rouen. Rien ne presse cependant, car il ne faut pas oublier que l’équipe ne jouait au complet que pour la première fois seulement cette saison.

La défensive Gothique

Meilleure défense du championnat lors de l’exercice précédent, à égalité avec Rouen et Grenoble, ce qui n’est pas un mince exploit, les Gothiques n’ont pas su retrouver cette solidité. Une grosse errance défensive permet à l’Etoile Noire d’égaliser, puis un manque d’agressivité amène le deuxième but des Alsaciens. Des erreurs qui ne coûtent qu’un point, heureusement. Pas de quoi s’inquiéter, car comme nous vous le disions plus haut, c’est la première fois que l’équipe joue au complet. Quelques petits ajustements devraient permettre d’effacer ces erreurs de concentration.

Cyrille GAVORY

Crédits Photo : Pascal Enault

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