RETRO : Les Gothiques s’offrent du Dragon

Pendant quelques jours, certains de nos rédacteurs se replongent dans la saison des Gothiques à travers deux dates et un joueur qui ont marqué leurs esprits. Au programme de cette première rétro, du Dragon, du Boxer, et un défenseur qui a vu sa saison se finir de manière précipitée.

30 décembre : Amiens s’offre un cadeau en retard

Les mauvaises langues diront que Rouen avait davantage la tête aux festivités qu’à la compétition. D’autres pourront toujours ironiser sur le bilan gothique contre les Dragons ces dernières saisons. Ce qui est sûr, c’est qu’Amiens s’est offert une victoire de prestige en ce 30 décembre 2018. Comme un symbole, c’est le soldat West qui inscrivait le but victorieux en prolongation. Le tout après une grosse heure de jeu intense, au cours de laquelle les deux équipes s’étaient rendus coup pour coup. On ne peut que regretter de ne pas avoir eu le droit à une série le printemps venu.

12 mars : Amiens porte le coup de grâce

Quoi qu’on en dise, la saison des Gothiques aurait eu un goût d’inachevé en cas d’élimination en quarts de finale de Ligue Magnus. Un mois après son triomphe en Coupe de France, la troupe de Mario Richer a su s’arracher pour retourner une série qui était bien mal embarquée contre Bordeaux. Menés trois victoires à deux après le match 5 au Coliseum, les Gothiques signaient alors un probant succès à Bordeaux (0-4). Le tout pour s’offrir un must win qui tournait à la démonstration face à des Boxers à bout de souffle (7-2). Pour la deuxième saison consécutive, Amiens ralliait ainsi le dernier carré. Une première depuis quinze ans.

Le joueur marquant : Holden Anderson

Il aurait très certainement aimé marquer la saison des Gothiques d’une toute autre manière. Auteur d’une prise de judo sur l’infortuné attaquant bordelais Julien Desrosiers, à l’issue d’une échauffourée collective lors du match 4 de la série entre Amiens et Bordeaux, le défenseur canadien a finalement écopé d’une suspension de trois ans (dont six mois avec sursis) par la Commission des infractions aux règles de jeu (CIRJ). De quoi mettre fin prématurément à sa saison et peut-être même à sa carrière, la Commission ayant annoncé la transmission de sa décision à la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) en vue d’une extension de la sanction au niveau international (ndlr : qui ne devrait toutefois pas être applicable en Amérique du Nord).

Qu’importent les circonstances, ce geste impardonnable a surtout été relayé par tous les médias du monde. De quoi donner une mauvaise image à la formation de Mario Richer, pourtant lauréate du trophée Marcel Claret – récompensant l’équipe la moins pénalisée de la saison régulière – pour la deuxième année consécutive. Une fin d’autant plus désolante que le joueur avait donné satisfaction sur la glace entre un apport offensif indéniable, uns sérénité défensive certaine, formant un duo explosif avec Louis Bélisle.

Romain PECHON

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