Pierre Izard : « De quoi accrocher les grosses armadas »

Suiveur assidu des Gothiques, ex-commentateur pour Fanseat et désormais expatrié en Corée du Sud, Pierre Izard a accepté de nous livrer son avis sur l’intersaison du club, ses attentes pour la nouvelle saison et ses souvenirs sur le hockey Amiénois.

Comment analyses-tu l’été des Gothiques ?

J’ai été vraiment agréablement surpris de remarquer que le club a fait les efforts nécessaires pour garder les deux tiers de l’effectif de l’année dernière, notamment Buysse qui est l’un des meilleurs gardien de la ligue, Smach qui était notre meilleur défenseur ou encore Giroux, Trabucco et autres qui, selon les rumeurs, avaient des propositions de la part de gros clubs. De plus, ils ont fait en sorte de ramener de nouveaux éléments qui ont l’air prometteurs, j’ai ouïe dire que Anderson a un très beau slap, j’ai hâte de voir ça !

Qu’est-ce que tu attends de cette saison ?

La saison précédente, on finit quatrième et on accroche Rouen en demi-finale. Honnêtement, je n’aurais pas la prétention de nous dire favoris, mais je pense qu’on a de quoi accrocher les grosses armadas françaises, je nous vois rester au top 4, voire sur le podium derrière Rouen et Grenoble.

Vois-tu Amiens supérieur à l’an dernier ?

Oui, clairement. On garde l’entente, l’alchimie que l’on a su développer la saison dernière, le même coach qui a prouvé que son fond de jeu était efficace et les quelque recrues ont réellement l’air de s’intégrer à notre jeu. De plus, on a plus d’expérience que l’année dernière, que du plus !

Vingt ans après le premier titre, peut-on croire à un troisième ?

Y croire, oui on peut ! Bien que l’équipe se soit améliorée, nous ne sommes pas encore les favoris, mais c’était le cas également l’année dernière et pourtant, on a rêvé quelques instants qu’on allait aller en finale. Franchement, si on n’oublie pas notre jeu tout au long de la saison et en playoffs, oui, on peut y croire. On a une équipe de playoffs !

Quel est ton plus beau souvenir des Gothiques ?

Mon plus beau souvenir, c’était cette finale de coupe de France à Marseille en 2015. L’aller-retour en bus avec mes amis et tous les supporters, on était tous chauds ! Bon après deux tiers-temps il y avait 5-0 pour Rouen et on ne faisait plus les fiers. Mais on est revenu à 5 3 dans le troisième tiers, et, avec le momentum de notre côté, on a réellement cru que l’on allait revenir. Cette réaction d’orgueil avec toute l’émotion de la finale, c’était génial. Malgré la défaite, je suis fier d’avoir porté les couleurs amiénoises à Marseille !

Et ton pire souvenir ?

C’était ma première année à suivre les Gothiques, et c’étaient les playoffs contre nos ennemis les Rouennais. C’était au meilleur des cinq matches, Rouen menait la série 2-0, il fallait gagner pour survivre. Au bout d’un tiers-temps, la mission semblait déjà remplie, 4-0 pour Amiens, je me rappelle à l’entre-tiers avoir discuté avec mon meilleur amis en se disant : « Il nous faut des places pour le match de demain ! ». Le dicton le dit pourtant, il ne faut pas vendre la peau de l’ours. Douche froide pour Amiens dans une rencontre plus qu’épique où Rouen remporte le match 9-8 au bout d’une séance de tirs au but. Nous étions dépités le jour suivant.

Qu’est ce qui te plait dans les valeurs amiénoises ?

On n’a pas le plus gros budget, pas la plus grosse équipe, pas les plus grosses stars, mais on se bat sur la glace et dans les gradins pour ramener la victoire peu importe l’adversaire ! J’adore cette rivalité avec Rouen qui est la meilleure équipe en France, ça nous pousse à toujours patiner plus fort pour les gêner au maximum, et les jours d’Amiens-Rouen, je vous conseille de noter les dates sur votre calendrier, car c’est toujours une ambiance de feu dans l’enceinte du Coliseum !

Quel joueur t’a marqué dans l’histoire des Gothiques ?

Après sept ans à supporter les Gothiques, le joueur que je citerai, c’est Jamie Vanderveeken. C’était un défenseur physique, peut-être un peu trop, surtout pour la Ligue Magnus, mais il vivait tous les matchs à 10 000%, que ce soit défensivement ou offensivement pour débloquer des situations. C’était un leader extraordinaire sur et en dehors de la glace !

Propos recueillis par Adrien ROCHER et Cyrille GAVORY

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