Mario Richer : « S’améliorer jour après jour »

Présent pour la troisième saison consécutive sur le banc de l’Amiens Hockey Elite, l’entraîneur-chef Québécois Mario Richer estime que la saison régulière n’est qu’un tremplin vers les playoffs et attend une progression quotidienne de ses joueurs.

Mario Richer, y a-t-il un peu de pression avant de reprendre le championnat ?

Aucune pression ! On a quarante-quatre matches pour se préparer et être prêts pour les playoffs. Il y a l’objectif de s’améliorer jour après jour pour être prêts pour ce grand défi.

Il n’y a pas d’objectif de place au classement ?

C’est le monde du hockey ! L’important c’est de se qualifier pour les playoffs. Après c’est sûr qu’il y a des avantages à être plus haut placés pour avoir l’avantage de la glace, par exemple, mais il ne faut pas se mettre de pression. Il faut plus s’assurer que chacun tient son rôle de mieux en mieux pour être prêts pour les séries éliminatoires.

Estimez-vous que le groupe est prêt pour ce début de saison ?

Disons que je vais bénéficier pour la première fois d’un alignement complet. C’est la première fois depuis le début du camp d’entraînement. Cette semaine on a pratiqué tous ensemble et on va pouvoir voir ce que ça va donner.

Êtes-vous satisfait de la préparation par rapport à ce que vous attendiez, notamment sur les recrues ?

Plutôt oui. C’est sûr qu’ils doivent s’habituer aux autres joueurs, c’est une adaptation qui doit se faire, mais il faut être patient. Il faut se souvenir que l’an dernier Kuralt et Laakkonen se sont pas mal cherchés sur les trois ou quatre premières semaines. Ca a pris un mois pour qu’ils s’intègrent et s’habituent à tout le monde. Il y a eu une adaptation qui a dû se faire et c’est la même chose cette année.

Le faible nombre d’arrivées vous facilite le travail ?

C’est sûr que c’est plus facile au niveau du système. On peut aller plus en profondeur et on peut changer, améliorer ou essayer des choses que l’on aurait aimé faire l’an passé. Mais il faut s’assurer que le système soit bien compris par tous avant d’aller plus loin.

Le capitaine confiait que ça permettait de se donner un temps d’avance par rapport à l’an dernier. C’est votre avis également ?

Forcément oui. Après le temps d’avance, comme j’ai dit, c’est parce que les joueurs comprennent plus le système de jeu. Mais sur la glace, s’il y en a un qui ne l’a pas parfaitement compris, il met les quatre autres dans le doute. C’est important de mettre tout le monde sur le même niveau de compréhension.

L’intégration de certains a pu être facilitée, comme pour Pierre-Maxime Poudrier et Félix Plouffe…

Ca a aidé au niveau humain, parce qu’ils ont des amis et des connaissances ici. Quand ils ont des questions, ils peuvent déjà demander à Tommy Giroux quoi faire si telle ou telle situation arrive, donc c’est sûr que c’est un avantage sur le plan humain. Mais au niveau hockey, comme les autres joueurs ils doivent s’adapter parce que l’on ne joue pas de la même façon que l’UQTR.

Propos recueillis par Adrien ROCHER et Cyrille GAVORY

Crédits Photo : Cyrille Gavory

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