Mario Richer : « Comme chaque année, il faut rebâtir »

Désormais officialisé comme entraîneur-chef des Gothiques pour une quatrième saison consécutive, Mario Richer nous a confié ses attentes et ses priorités pour l’intersaison de l’Amiens Hockey Elite.

Mario Richer, quelles sont les priorités du recrutement ?

Il faut essayer d’avoir la meilleure qualité de Français que l’on peut avoir et par la suite, une fois que tu as tes joueurs français sous contrat, tu peux plus aller chercher ce qu’il te manque et complémenter avec des joueurs étrangers. L’inverse est difficile à faire, parce que des joueurs français, il n’y en a pas beaucoup, et il faut que tu aies 10 JFL dans ton équipe (ndlr : Joueur Formé Localement, soit un joueur qui a passé trois ans en France avant ses 21 ans), c’est assez limité et présentement, il y a un marché très volubile.

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Allez-vous chercher à avoir un effectif plus profond ?

Pas forcément. Comme chaque année, il faut rebâtir et on va avoir ce qu’on va avoir. On est limité avec notre budget et il faut aller là où on peut. Il y a des choses que l’on veut améliorer. On a souvent dit qu’on n’avait pas de marqueur, mais notre avantage numérique a fini troisième de la ligue. Il y a des équipes qui ont des gros marqueurs mais qui n’ont pas fait mieux que nous. C’est un travail d’équipe.

Il y a la volonté de conserver des joueurs-clés comme Giroux ou Halley ?

Comme j’ai dit, il y a des choix qui vont devoir être faits. Si une équipe arrive et offre 5000 euros de plus que nous, le joueur le prendra. Tout le monde a vu que l’on avait des bons joueurs qui étaient sous-payés par rapport à la ligue, et ces gars-là vont se faire demander par des équipes qui sont capables de payer.

Néanmoins, votre duo de coach et le club d’Amiens ont gagné en crédibilité ces deux dernières années, quand on regarde certains propos comme ceux de Bastien Maïa

C’est sûr que ça aide dans les négociations ! Il ne faut pas oublier que l’on a beaucoup de jeunes. On en avait quatre qui avaient moins de 21 ans (ndlr : Maïa, Suire, Matima, Prissaint). Ce sont des jeunes joueurs, donc on les développe jusqu’à ce que les grosses équipes viennent les chercher.

Il faut réussir à faire des bonnes prises à chaque fois ?

C’est ça ! Au moins les jeunes savent que s’ils sont dans nos entraînements et dans notre groupe, ils ont une chance de se développer. Dans l’effectif de Grenoble, Champagne est le cinquième plus jeune joueur de l’équipe, et il a 29 ans ! On en avait cinq qui ont moins de 22. On a des jeunes joueurs chez nous, et c’est différent. Si tu veux gagner, c’est important d’avoir beaucoup d’expérience et c’est une chose qu’on ne peut pas vraiment se permettre comparé à Rouen ou Grenoble.

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C’est ce qu’il faut essayer d’amener cet été ?

C’est ce que l’on espère. Mais entre vouloir et réussir à amener ce type de joueurs… Ce n’est pas facile et c’est toute une question de budget !

Propos recueillis par Romain PECHON

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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