Mario Richer : « Ca peut être un match excitant »

A la veille de la réception de Gap, Mario Richer s’est livré sur les manques offensifs de son équipe, notamment en supériorité numérique

Mario Richer, comment analysez-vous la défaite à Bordeaux, à froid ?

C’est la première fois en trois ans qu’on a quarante lancers contre Bordeaux ! Les chances de compter étaient là, et on a quand même limité celles de Bordeaux. Les trente-quatre premières minutes, on a donné une chance à cinq contre cinq, et ils l’ont mise au fond. On a eu des occasions mais on n’a pas réussi à marquer, tout simplement. Notre taux de réussite est très bas. On a joué un bon match et on méritait un meilleur sort.

Comment expliquez-vous ce manque de réussite ?

C’est un problème global. La perte de Kuralt et Janne Laakkonen fait mal. Personne, dans l’équipe, n’a encore leurs CV et ils ne sont pas évidents à remplacer. On a essayé de les remplacer, mais personne ne prend encore la relève de ces deux-là.

Comment appréhendez-vous le match de Gap, qui est dans la même situation qu’Amiens ?

Il faut être prêt, ça va être un match très intense sur soixante minutes. On sait que Gap est une équipe qui travaille beaucoup, comme nous, donc ça peut être un match excitant. La différence ne sera pas énorme. L’an dernier, ça ne s’est joué que par un but à chaque match.

Êtes-vous satisfait du powerplay jusqu’ici ?

Il y a toujours des choses à améliorer. Si on ne compte pas de buts, c’est parce que notre avantage numérique ne fonctionne pas assez. En infériorité, on a déjà nos joueurs, mais en avantage c’est un petit manque de cohésion et la rondelle qui, parfois, ne tourne pas pour nous. On a eu de très bonnes chances sur certains matches, mais on n’a pas été capables de compter.

Et ça permettrait d’aller chercher un succès en temps réglementaire…

Il faut jouer, aller chercher des victoires « à la normale », mais ce n’est pas quelque chose qui hante les joueurs. A chaque fois que l’on gagne en prolongations, je trouve que l’on va chercher un point plutôt qu’en perdre un !

Trois défaites en trois matches à domicile, il faut réussir à refaire du Coliseum une forteresse…

Oui c’est sûr ! Mais on a joué des bons matches contre Nice et Grenoble, et on n’a pas réussi à gagner. Le seul match où l’on n’a pas assez joué, c’est contre Rouen. On a même eu plus de chances de compter que Grenoble quand on les a rencontré ! Il faut réussir à convertir

Propos recueillis par Romain PECHON

Photo d’illustration : Pascal Enault

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