Bastien Maïa : « Excité à l’idée de venir à Amiens »

Arrivé lundi à Amiens, et auteur d’une bonne prestation dès mardi pour sa première face à Anglet, Bastien Maïa est revenu avec nous sur son premier match et les conditions de sa venue à Amiens.

Bastien Maïa, comment jugez-vous votre première avec Amiens ?

Le coach m’avait dit de ne pas avoir d’attentes trop élevées par rapport au match vu que je ne suis arrivé que lundi, je ne me suis entraîné que dix minutes le matin du match et je ne connaissais personne. Il fallait que je reste positif quoiqu’il arrive et de voir comment ça se passait durant le match et faire en fonction de ma fatigue mais c’est une première avec du positif même s’il reste des choses à améliorer. Je pense qu’avec des entraînements et un peu plus de rythme de match, ça se passera mieux.

Et ça correspond à un début de semaine chargé entre votre arrivée, les sollicitations médiatiques, la convocation en équipe de France et le premier match…

L’équipe de France, c’est juste un e-mail et ça ne change pas mon style de vie, c’est dans la continuité du hockey donc ça n’a pas d’effet direct sur moi. Mais c’est sûr que le changement de pays, de ville, le nouveaux système de jeu, les nouveaux coéquipiers, le fait que je n’étais pas au maximum de ma confiance en Finlande avant de partir, ça fait pas mal de choses à gérer.

Comment s’est passée votre intégration dans le vestiaire ?

C’est une très bonne intégration. Tout le monde a été vraiment cool avec moi, et, heureusement pour moi, je connais plusieurs gars de l’équipe avec qui j’ai déjà joué en équipe de France depuis de nombreuses années, comme Rudy Matima par exemple. Ces gars-là, c’est sûr qu’ils ont facilité mon arrivée dans l’équipe. Et puis même si c’est Amiens et que je n’ai jamais joué pour Amiens dans le passé, je savais où j’arrivais, je connais quelques personnes dans l’organisation et dans la ville, et ça a facilité mon accommodement ici.

Ça a aidé à faire le choix de venir à Amiens ?

Oui, quand même, parce que je savais où j’arrivais parce que le Coliseum ce n’est pas une patinoire inconnue pour moi, j’y ai joué de nombreuses fois quand j’étais jeune (ndlr : avec Rouen). C’est une équipe qui travaille dur, et je pense que c’était la bonne opportunité pour moi pour finir la saison et me relancer. C’est comme ça que j’ai choisi Amiens, en ayant parlé avec Mario aussi. J’étais excité à l’idée de venir à Amiens.

Comment ça s’est fait ?

De base, ce n’était pas le plan A de revenir en France, mais je savais que le timing en Finlande c’est un peu complexe. Toutes les équipes sont plus ou moins complètes. Ça m’a mis dans une situation un peu complexe, et c’est là où j’ai dit à mon agent de voir en France. La Ligue Magnus progresse chaque année, j’ai de très bons amis qui sont revenus et pour qui ça s’est bien passé comme Guillaume Leclerc ou Hugo Gallet. Il faut que je joue des matches pros, j’ai ouvert l’opportunité de la France et ça s’est fait. J’ai eu pas mal de contacts avec d’autres clubs dans la ligue, et c’était à moi de faire le choix, et j’ai choisi Amiens.

Mario nous a dit qu’il avait consulté Dave Henderson à votre sujet. L’avez-vous consulté également pour vous faire un avis sur le club ?

Non, pas du tout. Mon père est un ancien hockeyeur, il va voir pas mal de matches à Rouen, je connais du monde qui joue dans la Ligue, donc j’étais capable de me faire mon avis par moi-même avec mes amis et ma famille. Du fait que ce soit la France, ça a facilité mon choix, parce que je savais où j’allais. Si ça avait été en terre un peu inconnue, c’est sûr que j’aurais appelé un coach comme Dave, mais là j’avais pas mal de ressources pour me faire mon opinion et faire mon choix ensuite.

Vous avez évoqué votre père qui est un ancien grand nom de Rouen, vous avez débuté à Rouen, ça n’a pas été difficile de choisir Amiens ? Ou la rivalité est mise de côté au moment de penser à sa carrière ?

J’ai vraiment pensé à ma carrière principalement. Au moment de rentrer en France, c’était vraiment de trouver le club pour m’épanouir et prendre du plaisir à jouer au hockey et passer un cap pour le futur et aller le plus haut possible. Tout ce qui est rivalité, c’est mis de côté. Je suis dans le monde pro du hockey, et ce sont des détails auxquels il ne faut plus prêter d’attention, ce n’est plus comme en jeune. Maintenant c’est mon travail et ça fait partie du jeu. J’ai vraiment mis ça de côté.

Qu’attendez-vous de votre saison à Amiens ? Faire une belle saison pour pouvoir se relancer à l’étranger ?

Ca dépend beaucoup de comment la saison va se finir, mais c’est sûr que dans les intentions et les objectifs que j’ai, qui sont assez élevés, repartir à l’étranger c’est dans les plans. On va voir comment la saison va se passer, et en fonction, j’aviserai une fois que la saison sera finie suivant les opportunités que j’aurai.

Il n’y a encore rien de défini à 100% ?

C’est trop tôt pour vraiment voir où je peux aller. Je pourrai peut-être avoir de belles opportunités en France ou à l’étranger. Ce n’est pas maintenant que ça va se faire, et c’est pour ça que j’essaye vraiment de me concentrer sur le présent et de ne pas voir trop loin, sinon mentalement, ce sera compliqué.

Tous propos recueillis par Adrien ROCHER

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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