Anthony Mortas : « On savait que ça allait être une série terrible »

Après une qualification acquise de haute lutte dans ce quart de finale, Anthony Mortas est revenu sur un match 7 et son scénario qu’il qualifie « d’étrange ».

Froid réalisme

Au terme d’un scénario inattendu, les Gothiques ont validé leur place en demi-finale. La clé ? Une réussite folle sur la première période. « Parfois c’est étrange ! C’est dur à expliquer, mais on est bien rentré dans le match. On a eu très peu d’occasions dans le premier tiers, mais à chaque fois on les a concrétisés, analyse Anthony Mortas. On sort du premier tiers un peu bizarrement, à 3-0, et on allait pas faire la fine bouche, on a pris ! »

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Un matelas confortable pour tenir, face à des Bordelais qui redoublaient d’efforts en deuxième période et étaient proches de réduire l’écart à 3-2. « Après, ça a été un peu plus compliqué et dans le jeu, avec Mario, on n’était pas hyper content parce qu’on a commencé à reculer et à les laisser jouer, détaille l’adjoint de Richer. On s’est fait beaucoup dominer sur la deuxième période et on a remis les choses au clair avec les joueurs pour la troisième. »

Les yeux tournés vers Grenoble

Capables de faire le dos rond dans les moments difficiles, les Gothiques sont allés chercher une série très compliquée sur le papier. « On savait que ça allait être une série terrible ! A 3-2, on se disait qu’on était peut-être mal barré, mais on allait jouer à Bordeaux, ça allait être compliqué, mais s’imposer là-bas nous a fait beaucoup de bien, ajoute Mortas. C’était notre meilleur match, et il a peut-être fait tourner la série parce qu’il nous a donné plus de confiance et on s’est retrouvé dans notre jeu et avec même un brin de réussite. »

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Du réalisme arrivé au moment opportun pour conclure ce quart-de-finale, avec onze buts inscrits en deux parties à un Fouquerel qui ne semblait pas être totalement remis de sa blessure du match 5. « On a été très opportunistes sur ce match, et il ne faut pas l’oublier, confirme l’ancien joueur du club. La série a été dure physiquement, et ça va demander de la récupération avant de partir à Grenoble dès jeudi. » Car désormais, tous les regards sont tournés vers l’Isère pour le début de la demi-finale.

Adrien ROCHER (avec France Bleu Picarde)

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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