Amiens troisième force d’une Ligue Magnus en progrès

Malgré un début de saison très compliqué, Amiens a su redresser la barre pour confirmer son statut acquis l’an dernier et s’imposer comme la troisième vraie force du championnat.

Derrière Rouen et Grenoble, une vraie lutte

Cela faisait bien longtemps qu’Amiens ne s’était pas imposé comme un sérieux outsider pour bousculer les plus gros. Depuis la finale en 2006, les Gothiques ont peu à peu décliné, laissant une place vacante parmi les « places fortes » du championnat français. Jusqu’à l’an dernier. Avec « l’an II » de l’ère Richer, mais la première véritable année où le technicien québécois a pu monter comme il le souhaitait, l’Amiens Hockey Elite retrouve petit à petit ses standards qui avaient fait de lui un ogre entre la fin des années 90 et le début des années 2000.

Amiens a donc su prendre le train du progrès amorcé par la Ligue Magnus il y a de cela deux ans, avec le passage à une ligue « pro » et quarante-quatre matches au lieu de vingt-six. Si les intouchables Rouen et Grenoble sont toujours là, tout devient acharné derrière les cadors. « Je pense que les équipes de tête que sont Rouen et Grenoble sont toujours là, les équipes de bas de classement s’améliorent d’année en année, et le ventre mou est toujours là, juge Anthony Mortas. Ca se resserre et c’est, pour moi, un nivellement vers le haut, donc c’est parfait. »

Des gros CV de plus en plus nombreux

« C’est une bonne ligue. Toutes les équipes travaillent fort, et il n’y a pas une équipe faible, même si au classement on voit qu’il y a des équipes un peu au-dessus et un peu en-dessous, estime de son côté Mario Valéry-Trabucco. N’importe qui peut battre n’importe qui. Il faut vraiment faire attention et jouer ses matches. » A l’exception de Strasbourg et son début de saison totalement manqué l’an dernier, tout le monde semble capable d’aller chercher les playoffs et aller titiller les meilleures équipes. Un vrai signe positif malgré les déboires financiers récents d’Epinal et Dijon, deux acteurs importants qui ont dû disparaître de l’élite française.

Une progression permise par la nouvelle formule du championnat qui attire désormais de gros noms pour le championnat hexagonal. Impensable il y a quelques années, attirer des noms comme Olivier Latendresse, Atte Mäkinen, ou rapatrier des CV à l’image de ceux de Bastien Maïa ou Damien Fleury est désormais une réalité. S’il reste, évidemment, encore beaucoup de choses à régler, à l’image de groupement de matches parfois difficilement compréhensibles, la Ligue Magnus a pris le bon chemin. Avec la D1 dans son sillage, c’est tout le hockey français qui en sortira grandi sur la durée.

A.R.

Photo d’illustration : Lucile Lefèvre – Le 6 Amiénois

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