Amiens, outsider ou favori crédible ?

Quatrième de la saison régulière en surprenant beaucoup de monde, puis éliminés en demi-finale, logiquement mais vaillamment, par l’ogre Rouennais, Amiens est-il armé pour rentrer dans une nouvelle case, celle des favoris au titre ?

2017-2018 : Trompe-l’oeil ou renouveau ?

Les Gothiques ont totalement surpris en 2017-2018. Certes, beaucoup de gens s’attendaient à une saison intéressante, mais l’exercice réussi par les Amiénois a dépassé énormément d’attentes, à l’image d’une demi-finale où Amiens a fait vaciller Rouen sans toutefois réussir à faire tomber les Normands.

Que reste-t-il de cet effectif ? Et bien énormément d’éléments. Suffisamment pour construire rapidement un groupe. « L’année dernière, il y avait beaucoup de joueurs qui devaient s’adapter à un nouveau système. Là, on part plus en avance », estime Jonathan Narbonne. Un point de vue difficilement contestable puisque seulement six joueurs ont rejoint Amiens, bien loin des « standards » des dernières saisons.

Un avantage non négligeable qui permet d’avoir un temps d’avance. « On a eu des années vraiment compliquées à changer le groupe, et aujourd’hui on a quand même un groupe avec seulement six nouveaux joueurs, se satisfait Romain Bault. On travaille donc différemment parce que le système de jeu est déjà ancré pour tout le moment. »

Rouen et Grenoble intouchables ?

Pas de quoi pour autant faire gonfler la tête d’un effectif qui sait qu’il part, sur le papier, derrière les deux grosses machines Rouen et Grenoble. Avec leurs effectifs très bien fournis aussi bien en quantité qu’en qualité, et des recrues d’un calibre supérieur à ce que l’on peut voir dans le reste du championnat, à l’image de Da Costa, Fleury et Latendresse chez les Brûleurs, ou Mäkinen, Koivisto et Miklik chez les Dragons, Normands et Isérois partent logiquement favoris en ce début de saison.

Des surprises sur le papier qui parviennent à ravir le capitaine des Gothiques. « Je pense que c’est très bon pour le championnat, avouait Narbonne. Des gros joueurs qui viennent jouer en France, ça montre simplement que le calibre est élevé. Ce n’est que du positif de voir ce genre de joueurs entrer dans le championnat ! » « Oui, ils se sont renforcés, mais un match ce n’est jamais gagné d’avance », ajoutait même Bault.

Comment faire alors pour renverser ces montagnes quand l’on a visiblement moins de forces en présence ? « Il va falloir se battre et, quoiqu’il se passe, continuer à travailler, terminait Bault. C’est à nous de travailler. Travailler, c’est le mot que je mettrais en majuscule dans le vestiaire. » Une mentalité qui a ramené Amiens sur le devant de la scène l’année passée et qui pourrait à nouveau surprendre cette saison.

Adrien ROCHER (avec R.P.)

Laisser un commentaire